Bal poussière

2015 - L’ocean Nomade, Séya / musicast

Ce titre évoque les rassemblements impromptus en Afrique où musiciens et danseurs se retrouvent sur une place de village ou dans les quartiers populaires des grandes villes pour célébrer avec spontanéité les événements les plus divers, les prétextes étant nombreux pour ces instants partagés.
Dès l’enfance, Toma s’est retrouvé à califourchon entre deux hémisphères. Si sa parole est en permanence nourrie par les images et les langages collectés au cours de ses voyages à travers le monde, les résonances des sonorités et des mots de son Afrique natale constituent une boussole instinctive. Toma rencontre bien plus que d’autres musiques, il rencontre d’autres mondes en nous proposant des contes modernes transfrontaliers, dans l’observation émerveillée des horizons proches ou inaccessibles.

Dans la tradition du griot, il évoque des portraits et des existences. Chaque personnage de ce disque évolue entre deux mondes : la vie et la mort dans « Docteur Manamanakanfola », la peur et la paix dans « Petit guerrier », le passage du statut de jeunes gens à celui d’époux dans « Le partage de la kola », du rêve à la réalité avec cette « Miss Diallo » qui s’imagine l’Eldorado américain depuis son ancrage malien… Double ancrage également pour Toma qui porte un regard tendre et amusé sur sa double appartenance à l’Afrique et à la France dans la chanson « Afro-Picard ».

Le mariage des instruments traditionnels (djéli n’goni, kayamb, djembé, bougarabous, tarejas….) et des sonorités électriques modernes affirme une identité foisonnante pour cet album que l’on pourrait qualifier d’afro-électro-rock. Ces contrastes, ces envolées de flûte et ces choeurs généreux donnent à l’ensemble une impression de voyage tout à la fois onctueux et rythmique. Le choix d’enregistrer ce disque en partie en analogique reflète une volonté de se rapprocher du son des musiques qui ont bercé Toma Sidibé depuis l’enfance.

Toma a aussi lancé quelques invitations fraternelles pour cet album. Danyèl Waro, à qui il vous une admiration sans borne, le rejoint pour un duo sensible (« Princesse de l’eau »). Son ami chanteur Thomas Pitiot signe quelques textes de l’album et laisse traîner sa voix ça et là. Enfin, Ilham Bakal en muse amusée, l’affolant Anofela et le sourcier des rythmes Siaka Diarra en complices inspirés, laissent leurs bienveillantes empreintes vocales à plusieurs moments du voyage.

En douze ans de scène et cinq albums studio, les impressions demeurent celles d’un formidable élan de partage, d’un maraboutage musical chaque fois bienveillant et festif !

Retrouvez sur scène Toma et ses frères de Zik :

  • Maxence Collart : son
  • Ulmart Diazabakana : guitare, chant
  • Siaka Diarra : percussions, balafon, chant
  • Jî Drû : flûte, chant
  • Jilali Houchi : basse, beat-box, chant
  • Bertrand Péquériau : batterie, cavaquinho
  • N’Krumah Lawson Daku : Photo
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